Le dédoublement astral

On compare la mort à un voyage astral, pourquoi pas ? On prétend que le dédoublement lui ressemble, et que l’individu «exercé» à cette pratique serait avantagé lors du passage. Enfin pour valider ce genre de propos, on rapporte : « Il est nécessaire de savoir bien mourir enseigne les Tibétains, maîtres de cet art difficile, en conservant une conscience toujours claire, dont dépend la qualité de la vie future ».

 – Débutons. Même si on est habitué au dédoublement volontaire et contrôlé, celui-ci ne s’opère que du corps éthérique qui se dissocie ou qui s’éloigne des contraintes terrestres. Mais il ne s’en détache pas complètement puisqu’il est toujours relié par la corde d’argent, au corps physique.

 – Pour l’individu évolué, entraîné au dédoublement : Au seuil de la mort, nous sommes d’une part, tous égaux. Et d’autre part, en fonction du genre de mort qui serait destinée, il devrait être supporté jusqu’au détachement complet de l’âme, les contraintes éventuelles ou les douleurs de l’organisme chancelant, si maladie. Car dans les instants d’agonie, l’organisme souffreteux régit fébrilement la vie dans l’ensemble du corps. Mais il n’en serait pas moins qu’une machine qui ne se serait pas encore arrêtée. De ce fait, l’entraînement au dédoublement n’accélérerait en rien la cessation de la vie dans l’organisme humain. On ne le pense pas.

Cependant, lorsqu’une personne demeure entre la vie et la mort, ce processus non comparable au dédoublement, exempterait progressivement l’individu des souffrances qu’il pouvait subir. Car à mesure que la vitalité du corps s’épuise, le détachement de la matière s’opère, et l’individu en subit de moins en moins les contraintes. « Il est nécessaire de savoir bien mourir enseignent les Tibétains maîtres de cet art difficile ».

 – Tout cela ne dépend pas entièrement de nous et de notre choix. Il est cependant utile et bénéfique que les proches du défunt se servent d’une cérémonie pour assister à l’élévation de l’âme. Donc facilitant l’extériorisation du double éthérique.

Les Tibétains pratiquent un rituel fort complexe. Par exemple, on presse les artères du cou lors de l’arrêt cardiaque pour que le sang afflue encore dans la tête, pendant quelques instants. Sans doute, pour que le mort puisse conserver la disposition d’esprit qu’il avait dirigée à la lecture du Bardô-Thodol. Après la dernière expiration, on croit que la force vitale demeure dans le nerf médian, (cœur), jusqu’au dernier battement. Il est dit communément, qu’alors la connaissance s’est évanouie. – Principe conscient ou principe de connaissance objective. La durée de cet état est incertaine. Elle dépend de la constitution bonne ou mauvaise des nerfs. Et de la force vitale. Même chez ceux qui n’ont eu qu’une très petite expérience pratique, de l’état ferme et tranquille du dhyàna. Et chez ceux, qui ont les nerfs calmes, ce moment dure un long temps ».

 Cet évanouissement, ou Principe conscient se dissipant, se retrouve sous l’appellation de trouble de l’âme, dans Le Livre Des Esprits de Allan Kardec : « Trouble spirite » . – 163 : L’âme en quittant le corps, a-t-elle immédiatement conscience d’elle- même ? Conscience immédiate n’est pas le mot, elle est quelque temps dans le trouble ».

164 : Tous les Esprits éprouvent-ils au même degré et pendant la même durée, le trouble qui suit la séparation de l’âme et du corps ? : « Non, cela dépend de leur élévation. Celui qui est déjà purifié se reconnaît presque immédiatement parce qu’il s’est déjà dégagé de la matière pendant la vie du corps. Tandis que l’homme charnel, celui dont la conscience n’est pas pure, conserve bien plus longtemps l’impression de matière ».

Avis personnel. La description ci-dessus est plausible. C’est une indication utile. En effet, du fait du détachement du corps éthérique, du corps physique, à la mort, l’esprit du défunt survivrait, ou perdurerait dans l’au-delà. Un éveil de la conscience – dans ce nouvel état astral – pourrait ne pas être immédiat.

C’est peut être pourquoi, saint-Paul mentionne, dans. 1. aux Corinthiens, 3.- 15, 51 : « Voici que je vais vous dire un mystère, nous ne mourrons pas tous.. ». C’est-à-dire, qu’il est sans doute permis, et possible, de prendre conscience du changement d’état, qui s’opérera après la mort.

Le Bardo précise, dans différents Tantras cet évanouissement dure environ trois jours et demi. Cette durée ne rappelle t-elle rien ? D’autres traités mentionnent quatre jours.

Nous autres occidentaux évolués par tant de progrès, nous avions par le passé, le rituel de l’extrême-onction. C’est un sacrement donné aux mourants pour les aider à bien « mourir ». Mais ça peut également les ramener à la vie !

Concernant le Bardo-Thodol, ou livre des morts Tibétains. Le processus décrit dans le bardo ou état intermédiaire, entre la mort et la renaissance, n’est pas universel comme beaucoup auraient tendance à le croire. Pour une raison bien simple.

Les créatures sont lancées dans la vie, selon des orbites différentes, et chaque orbite, contiendra des dizaines de vies qui se succéderont et qui aboutiront à une finalité qui leur sera propre. Tout comme l’orbite à laquelle elles appartiennent. Mais pas forcément à l’orbite semblable, ou à l’orbite voisine. C’est une empreinte, un signe, une marque distincte qui se retrouvera dans les chromosomes eux-mêmes. Et ce sera toujours une particularité manifeste de l’orbite, à laquelle on aura appartenu. Car il y en a certainement des centaines et des centaines d’orbites, de manières, et de matières différentes qui se classifient, se généralisent dans la société, en se manifestant toutes identiquement. Mais ans relever pour autant, de la même trajectoire, ni de la même finalité.

On prétend également : « Quiconque a déjà franchi une fois, le seuil du dédoublement, aura déjà surmonté à moitié, la peur de la mort… ».

– C’est absolument faux ! De plus « à moitié » laisse entendre ou supposer, que la mort serait un véritable cauchemar !

Or, la mort est à l’inverse de la naissance. Son processus se contient dans la vie. La peur n’est qu’une appréhension ou une réaction humaine normale.

Le devenir après la mort