Le devenir après la mort

Les Évangiles renferment une clé concernant le devenir après la mort.

Jean. 2. 13. 22. 18.  Les Juifs l’interpellèrent : Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? 19.  Jésus leur répondit : Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. 20.  Les Juifs lui répliquèrent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! 21.  Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps.

Jésus avait annoncé à plusieurs reprises ce temps de trois jours procédant à la mort. C’est un élément clé pour ce qui est des prémices dans le processus de la  résurrection et dans le devenir de l’esprit après la mort.

Incarné sur la terre durant une courte existence, il est primordial de vivre, en essayant le mieux possible d’orienter sa vie. Inutile de se torturer, ou d’appréhender la mort avant le temps. Elle viendra en son temps. Il serait inutile également de se convaincre qu’après la vie tout fini. Un mystère demeure pour tous, quelles ques soient les mœurs, les traditions. Mais il n’est pas interdit de pourvoir à un capital, aussi minime soit-il, qui serait profitable juste après avoir franchi le seuil de la vie. Comment ?

Par la pensée tout simplement, et verbalement lorsqu’un proche se trouve en voie de passage : – Quand le silence demeure, là où repose le mourant sans vie ou presque.

– Quand on ressent ce que l’on refuse d’accepter.- Quand la peur envahit, quand le vide se fait sentir près du corps inerte d’un être que l’on a aimé, et que l’on ne reconnaît plus vraiment. Serait-ce dû à l’âme qui s’en est allée, ne laissant ici-bas qu’une dépouille inanimée ? Or, malgré ces pénibles instants, il faudrait s’efforcer de parler sans retenue à l’agonisant, à celui ou à celle qui vient de mourir. Cette attention lui procurerait un réconfort qui lui est nécessaire, et qui lui serait salutaire. La parole, le verbe, le souffle, la vie. Aider sincèrement, l’extérieur importe peu ; au contraire, et à voix haute, le conforter pour qu’il soit conscient de sa fin incessante, ou de  sa mort  présentement. Selon la croyance, orienter.

Quand famille, ami il y a, c’est un soutien moral, et un secours permettant au mourant de diriger son esprit. À notre époque ce genre de recommandation pourrait faire sourire. Mais il faut dépasser le qu’en dira t-on, ou l’ignorance ! 

Pour ceux qui sont seuls, qu’ils n’aient aucune crainte, l ange gardien veille, cheminant très proche avec l’âme. Quelque soit le nombre d’années, vous serez assistés.

La mort effraie ? C’est humain et c’est normal, c’est inconnu. C’est l’inverse de la naissance. Nous sommes tous passés par là, à un détail près. Durant le passage dans l’au-delà, et après une durée de trois jours selon Jésus, « la conscience » qui demeurerait plus ou moins dissipée, mais non interrompue, émergerait alors.

– ce n’est pas le cas pour le nouveau-né. Cette conscience pourrait rattraper plus tard, mais pas forcément, car elle pourrait demeurer sous-jacente une vie entière. On ne parle pas de la conscience neuronale *, déterminée par la science comme siège de l’intellect, animant l’être pensant et agissant. * Voir : Near Death Experience.

Ce qui suit est à prendre au second degré, du fait que c’est avant tout une synthèse, dont le développement n’engage que l’auteur.

Nous rapportons en complément, des sources différentes : 1. Corinthiens, saint Paul. Et un extrait du Bardo-Thodol. Ces textes inciteront peut-être à la réflexion ?

Dans l’immédiat, levons un voile. Le dédoublement du corps éthérique, du corps physique, appelé sortie astrale, et pratiqué du vivant d’un individu, pourrait l’amener à penser que l’état d’après la mort serait identique. En effet, le passage doit être le même, mais jusqu’à un certain point. Lors de la mort, il y a rupture de la corde d’argent. De ce fait, il n’y a plus de réintégration possible, du double éthérique au corps physique.

Mais après un laps de temps de trois jours, nous ne savons pas si la pensée suit le corps éthérique comme durant un dédoublement. Sans savoir réellement, nous émettons l’hypothèse qu’à ce stade de non-retour, la pensée s’ assimilerait au corps astral, tendant à rejoindre dans la lumière attractive un plan supérieur*. Ou d’appartenance à Dieu indéfinissable. Pourrait-il s’agir d’ères de paix paradisiaques dont le présent dépendrait d’un devenir ?

* Selon les mérites, l’intégration dans un plan supérieur s’effectuerait par paliers. Mais on ne sait pas quels seront les états par lesquels on devra passer. Ni quelle durée envisager pour estimer une mesure de temps, dont la durée ne peut être appréhendée . On se perd.

Cependant, on pourrait se faire une idée. La religion chrétienne présente une hiérarchie classifiée en trois temps, ou trois catégories : d’Anges, Archanges, Principautés : Dominations, Vertus, Puissances : Trônes, Chérubins et Séraphins. Ils correspondent à une accession progressive dans un plan divin. Cette mesure toute approximative et non identifiable, faute de moyens, excepté peut-être par quelques rares individus spiritualisés parvenus à l’extase, permettrait de supposer que sur un plan astral supérieur, donc au-delà du plan invisible environnant la terre*, il y aurait différents stades se faisant par purification étagée ou neuf seuils angéliques à atteindre et à dépasser, avant d’arriver à un état divin total.

Mais avant d’être parvenu à ce stade, il faudra avoir accepté de franchir la limite de sa propre émission qui dans sa première étape, tendrait à se confondre ou à rejoindre cette lumière resplendissante, dont parlent les gens qui ont vécu une expérience de mort imminente. Après qu’ils aient décrit la traversée d’un long tunnel sombre séparant le matériel, de l’immatériel. C’est peut-être une raison pour laquelle, dans 100% des cas, tous ont fait le choix de revenir dans leur corps, poursuivre leur vie terrestre. Mais on ne peut rien affirmer, d’autant qu’ils n’étaient pas arrivés à leur Fatum.

Ici on pourrait entrevoir la réalisation de Jésus, puisqu’en devenant le réceptacle de la divinité, il a surpassé toutes hiérarchies célestes, mentionnées ci-dessus à titre d’exemple. Le modèle que le Christ a laissé est une évolution, à l’échelle d’une projection dans l’avenir. C’est au-delà des réalités supposées, et observées par une minorité peut-être, ou encore adaptées le plus souvent. Cela distance par exemple les anciens concepts basés sur le nombre 7 ou septénaire, fondement de diverses cosmogonies, d’où ont pu être établies des correspondances avec la nature, les corps subtils, les 7 chakras, les sept planètes connues à l’époque. Mais aussi, les sept rayons, décrits par des auteurs et théosophes modernes, 1875, dont nous ne partageons nullement, le soit-disant savoir.

Il n’est pas question de sectarisme, ni d’idolâtrie, ni d’exaltation pour n’envisager que l’enseignement de Jésus. Mais c’est plutôt une direction à préciser, ou à suivre au regard d’une évolution globale, qu’elle soit mentale, cultuelle ou spirituelle.

En effet, la réalisation du Christ dépasse le monde invisible, puisqu’il est la somme de neuf lumières supérieures ou mondes supérieurs par lesquels résonne : Le Sermon sur La Montagne. Ou : Les Huit Béatitudes + une qui n’est pas révélée ! Ce qui porte à neuf le cheminement que l’âme aurait à parcourir, avant son retour dans un monde originel incréé. Le Paradis ? Loin d’être terrestre!

Abordons à présent le vif du sujet concernant l’après rupture de la corde d’argent. Le corps éthérique détaché du corps ou de la matière demeurera sur le plan parallèle. On peut d’ailleurs supposer que d’innombrables corps éthérique seraient en attente de réincarnation sur ce plan. Oui, c’est assez étonnant, et ça fait un peu science fiction. Mais le corps éthérique ne participera pas à cette pénétration dans l’état divin. Nous expliquons pourquoi plus loin.

La conscience non neuronale permettrait sur un plan astral, de réaliser le changement d’état (d’existence) qui se dévoilerait peu à peu à l’esprit, (du défunt), se reconnaissant peu à peu. Mais non plus limité, mais au contraire, porté comme dans un rêve, par un corps éthéré lumineux, rejoignant le monde fluidique, à travers le monde aérien ambiant.

Il est possible aussi que l’imprégnation terrestre, encore manifeste, amoindrisse la reconnaissance du nouvel état, d’autant qu’en principe, toutes activités autour du défunt pourraient être perçues. Mais sans qu’il puisse y participer visiblement et concrètement. Sans pouvoir être entendu, ni reconnu des vivants, ce qui devrait l’aider aussi à comprendre, qu’il est mort. Plus encore, si un proche ou d’autres personnes le rassurait dans ce sens justement.

Dans l’état astral les sens ordinaires seront accentué dans un corps extraordinaire !

Saint Paul mentionne, 1er Corinthiens, 3. 15. 53. et, 42 : semé corruptible, on ressuscite incorruptible. 43 : semé ignominieux, on ressuscite glorieux, semé faible on ressuscite fort..

Quand bien même saint Paul, présente ainsi la résurrection, sans qu’on ne puisse savoir où il puisa ses sources, ce qu’il décrit, correspondrait à un état dans lequel l’esprit se, (re), trouverait, ou encore se découvrirait sur un plan astral. Les descriptions de saint Paul révèlent sans doute une des singularités comprises dans la résurrection, dont on a aucune idée, mais sans pour autant en relever, tout le sens que le Christ ressuscité a manifesté.

Dans le Bardo-Thodol, on explique au mourant l’état intermédiaire après la mort, donc le tout début de l’après vie, page 136 : O fils noble, écoute encore. Doté de toutes les facultés des sens et du pouvoir du mouvement libre, (veut dire que malgré ce que tu as pu être de ton vivant), aveugle des yeux ou sourd ou infirme, dans ce plan d’Après la Mort, ton œil verra les formes, ton oreille entendra les sons et tous tes autres organes seront intacts, et d’une acuité complète. Voilà pourquoi il a été dit que le corps du Bardo, serait doté de toutes les facultés des sens. Cette condition d’existence où tu te trouves actuellement est l’indication que tu es mort. Voir le processus dans le bardo. C’est très intéressant.

Cela confirmerait que le corps de lumière, le corps du Bardo, le corps de Gloire de Saint Paul serait le corps astral à un moment donné. Celui dans lequel la résurrection de Jésus s’est accomplie à un niveau divin, et pour une raison précise : Il n’est pas de même composition que le corps éthérique et de ce fait, les imperfections du corps physique ne l’affecte aucunement.

Le corps astral appartient au magnétisme d’un autre monde. Peut être, celui baigné dans la lumière du Seigneur pour un chrétien. De Allah pour un musulman. De Bouddha pour un bouddhiste. Le corps astral sera le repère !

Jésus a ouvert une voie sur terre et au-delà.  Il est passé par les trois jours. C’est la première clé du devenir après la mort. Le seuil. Le savoir maintenant aiderait durant le changement d’état d’existence un jour. C’est une possibilité.

Nul besoin de penser à chaque instant de sa vie. Imaginer seulement, créerait une empreinte. Elle se retrouvera dans tout « Les Temps ».

Baptême et christianisme

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