Le corps divin du ressuscité

Dans son ouvrage : « La vie après la vie », Dr Moody nomme « corps spirituel », ce que nous appelons, corps astral. Certes, c’est une bonne définition. Mais comprenons bien. Il ne s’agit pas du corps-mental sur le plan astral.

D’après les descriptions de ces personnes, ayant vécue une expérience de mort imminente, et plus particulièrement dans le cas de : « John », l’Esprit qui fit corps avec cette lumière de réception finale qui l’enveloppa, prouve qu’il s’agirait davantage du corps-divin.

En développant le récit de son expérience qui concorde avec d’autres cas de morts momentanées, on pense, d’un point de vue personnel, approcher le processus de la résurrection, dans sa première phase.

Par ailleurs, de même qu’il fut difficile pour toutes ces personnes d’exprimer par de simples mots, ce qu’elles retinrent de leur expérience, on aurait témoigné présentement de bien des lacunes de langage, mais surtout d’entendement, pour tenter d’expliquer chacun de leurs récits.

Or, le cas particulier de John, n’ayant subi aucun arrêt cardiaque momentané, nous a paru être le plus révélateur, car il dévoile la parcelle divine que l’être humain à en lui.

De notre point de vue, il s’agirait donc du corps divin, puisqu’il correspond justement à l’origine de cette parcelle divine, et qu’il correspond également à la finalité que l’être humain doit acquérir.

Dans le récit de John, commentaires et mentions sont entre deux tirets:

« A cette époque-là, je souffrais et je souffre toujours d’ailleurs de sévères crises d’asthme bronchique et d’emphysèmes. Un jour, j’ai été pris d’une forte quinte de toux qui a provoqué une lésion dans une vertèbre du bas de ma colonne vertébrale, (étant hospitalisé..), le lundi soir, j’allais me coucher et passais une très bonne nuit jusqu’à l’aube du mardi matin où je m’éveillais en proie à une douleur aiguë. Je tentais de me retourner afin de trouver une position plus confortable mais juste à cet instant, je vis une lumière apparaître dans le coin de la pièce un peu au-dessous du plafond. C’était une boule lumineuse. Je vis une main tendue vers moi. Viens avec moi j’ai quelque chose à te montrer. Aussitôt et sans la moindre hésitation j’ai à mon tour tendu la main pour saisir cette main que je voyais. – Cela se passa sans aucune conceptualisation, dois-je ou non tendre la main ? –

Ce faisant, j’avais l’impression d’être tiré vers le haut et de quitter mon corps. Je regardais derrière moi et vis mon corps étendu sur le lit pendant que je m’élevais vers le plafond de la chambre.

– Il s’agit du double-éthérique se séparant du corps-physique. D’où, la vue de son propre corps physique, reposant inerte dans le plan de la matière. Comme un spectateur on perçoit son corps durant un dédoublement. D’ailleurs, chacun en son temps, verra le déroulement de sa propre scène, en pouvant croire n’être qu’un simple spectateur. Un peu comme dans un rêve.- En quittant mon corps, j’avais pris la même forme que la lumière.

– Ce serait donc le corps divin qui s’associerait, ou qui s’envelopperait, qui s’intégrerait dans le corps astral de la personne. Ou bien, l’état physique, l’état psychique naturel de la personne, qui viendrait s’incorporer dans l’état divin, qu’il doit à cet instant rejoindre. –

J’eus l’idée et là, je suis bien obligé d’employer les mots qui me viennent, n’ayant jamais entendu personne exprimer ce genre de chose, que cette forme était sans doute celle d’un esprit. Ce n’était pas un corps, rien qu’un léger brouillard, une vapeur. Cela ressemblait à ces nuages que produit la fumée de cigarettes lorsqu’ils s’éclairent en passant auprès d’une lampe ».

– Là encore, c’est bien le corps divin qui va rejoindre le corps spirituel, ou le corps mental de la personne, et qui va prendre un état totalitaire ou cosmique pour s’envelopper dans une sorte de brouillard ou de vapeur. Cette étape apporterait au sujet, la lumière qu’il a déjà vue au début, lors du passage de la vie à la mort, mais qu’il reverra dans l’incorporation nouvelle qui sera sienne.

Mais on ne sait pas combien durera ce temps. On ne sait pas quelle en sera l’intensité. Et lors de la mort définitive, ce ne sera pas un état de dédoublement, ou de sortie hors du corps. Ce sera un état de perception réelle. Comme cela fut un état de perception réelle pour ces personnes.

De ce fait, le corps physique ne pourra plus se comparer à l’état qu’il a côtoyé sur le plan spirituel, par cette incorporation dans le plan divin.

Dans le cas de John, mais également dans tous les cas d’ EMI., du fait que la mort n’a pas été définitive, on ne peut pas dire que le bonheur indescriptible qui fut vécu en association avec l’être de lumière venu assister, puisse témoigner de la vision définitive. Cependant tous en ont gardé une pré-connaissance, une sensation qui doit se lire encore dans leurs yeux. – Poursuivons le récit.

« Toutefois cette substance qui était devenue la mienne – donc le corps divin et le corps spirituel de la personne s’interpénétrant – était colorée. Il y avait de l’orange, du jaune et une autre teinte que je distinguais mal, peut-être de l’indigo, une couleur bleutée.

– C’est le corps astral correspondant à un plan astral-moyen. Par déduction, on pense que l’être de lumière qui rejoignit le corps spirituel de John en l’enveloppant, se serait manifesté depuis ce niveau, d’où la difficulté pour John de le percevoir. –

Cette substance spirituelle n’avait pas la structure d’un corps, elle était plus ou moins sphérique, tout en possédant ce qu’on pourrait appeler, une main. Je m’en suis rendu compte parce que, quand la lumière de là-haut, m’a tendu sa main, c’est avec ma main que je m’en suis saisi. Et pourtant le bras et la main de mon corps, n’avaient pas bougé, je les voyais allongés, le long de mon corps sur le lit, pendant que je montais vers la lumière. Mais dans les moments où je n’utilisais pas ma main spirituelle, mon esprit reprenait sa forme ronde ».

Le témoignage de John se poursuit. Mais ici s’achève l’interprétation du récit. Il permet de pénétrer, de sonder les prémices de l’après vie. Au-delà de tout ce qui a pu être émis par des représentants de la tradition du christianisme, en autre. Cela peut apparaître prétentieux de dire cela. Cependant tous, n’ont jamais voulu connaître ces sujets, qu’ils estiment comme n’ayant rien à voir, ni avec la résurrection ni avec l’enseignement de Jésus. Et pourtant.

Approfondissons un peu. Dans le récit de John cette main indique, qu’il y a sensation d’emprise, d’aide, pour pénétrer dans un état supérieur. Il y a donc à un moment, une imprégnation totale, entre le mental de la personne et la destinée divine, qui nous attend, il y aurait donc communication.

Et sans doute le véritable accusateur, lors de ce Jugement particulier, ne serait ni Dieu ni quelconque juge, mais sera cette enveloppe divine justement, qui jugera et qui parlera en notre nom, rapport à nos actions. Ce que nous avons ressenti, décidé, et réalisé dans la vie comme réalités, comme probabilités, comme renonciations, ou comme fautes.

En fait, dans le détail de John, ce qui se reconstitue comme une boule, c’est la mandorle qui entoure le corps astral. Et cette boule prend évidemment une certaine importance, une certaine dimension. Et tout dépend de l’état spirituel de la personne qui l’a provoqué ou qui l’a expérimenté. Mais également, en fonction de l’apport qui lui a été destiné dès sa naissance.

C’est donc une sorte de présélection. Une forme de choix. Ou un certain déterminisme inhérent à la vie, pour lequel, l’être humain aura le choix à la rigueur pour répondre à cet appel, ou pour le refuser.

D’après Maurice Guinguand, cette mandorle s’observe par voyance. Mais lorsque l’état physique devient divin, elle se rétrécit et devient circulaire. C’est bien là, ce qu’ont voulu représenter les imagiers, en mettant des auréoles sur la tête des saints.

Comme déjà précisé, tant que le double éthérique effectuera son parcours, pour aller vers cette boule lumineuse, voir même originelle, il sera encore visible et demeurera une entité. Mais lorsqu’il aura atteint totalement cette boule divine, il deviendra alors invisible. COMME DANS LE CAS DU CHRIST.

C’est pourquoi, dans la résurrection de Jésus-Christ, lorsqu’il fut ressuscité Il était invisible. Il ne demeurait guère qu’une forme apparente, ou énergétique, mais rien de physique, ni de palpable. C’est donc qu’Il était divin.

Voilà pourquoi le Christ disait : « Ne me touchez pas je ne suis pas encore monté à mon Père… ». Comprenons ici ! C’est ici qu’il faudrait comprendre.

C’est lorsque la liaison s’établit, entre le corps physique, éthérique, mental et spirituel qu’il atteint le niveau divin. Alors tout devient invisible.

Ceci ne voilera certainement pas les perceptions de transmutations, d’un état à un autre. C’est-à-dire, un état de transfert physique, à un transfert divin. Mais la divinité ne sera pas pour autant accessible au premier degré. C’est pourquoi la durée de jonction avec la divinité est un temps d’attente. Peut être un état de purgatoire, de patience. Et sûrement d’évolution.

Croyez bien, il n’y a aucun amalgame. Mais peut-être, les réincarnations participent alors aux différents accès qui sont nécessaires, pour rejoindre cette divinité totale. Mais elles se feront tant que cette totalité ne sera pas obtenue.

Car il est précisé dans Jean : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père.. ». Même s’il n’y avait aucun rapport avec les paroles du Christ, durant ce temps d’attente, les entités ne seront pas obligatoirement visibles, puisque ce sera sur le chemin de la spiritualité. D’ailleurs les âmes du purgatoire demeurent elles-mêmes invisibles.

Il n’y a que Dante, dans sa « divine comédie », qui a imaginé des formes humaines, durant ce passage de transition. – (à un autre niveau cette vision ci-dessous ne restituerait-elle pas un peu, le tunnel décrit par les expérimentateurs nde) ? Cependant le corps est peut-être encore perceptible ? Mais on ne sait pas.

 Pardiso Canto Wikimedia.org
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Car nous ne savons pas, quelles seront les intentions qui nous serons destinées. Quelles seront les étapes, par lesquelles nous devrons passer. Ni quel sera le délai, qui nous permettra d’accéder à la plénitude de ce passage, qu’on effectuera progressivement.

Peut-être que le corps astral futur, qui est aussi le corps-éternel en somme, s’imprégnera de tous ces passages évolutifs, afin que nous puissions bénéficier d’une prochaine évolution. si cela devait être nécessaire.

Ou, dans la lumière du Seigneur, ou accession dans un monde supérieur, s’accomplira la finalité prédestinée qui dispensera à jamais de toute involution. Cela dépasse complètement la raison humaine.

En souhaitant que cette approche puisse servir dans ce troisième millénaire.

Ere du Verseau

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